Mieux-être au travail : le rôle des relations humaines

Le mieux-être au travail est devenu une véritable préoccupation, aussi bien pour les salariés que pour les entreprises.

On parle de qualité de vie au travail, de prévention des risques psychosociaux, d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, de charge mentale, de stress ou encore de santé mentale.

Mais derrière ces grandes notions, il existe une réalité beaucoup plus quotidienne :

comment vivons-nous nos relations avec les autres au travail ?

Car une grande partie de notre journée se déroule avec des collègues, des responsables, des collaborateurs, des clients ou des partenaires.

Et lorsque les relations deviennent difficiles, le travail peut rapidement devenir une source de tension.

À l’inverse, évoluer dans un environnement où l’on peut communiquer, être entendu, exprimer ses difficultés et trouver sa place contribue à un quotidien professionnel plus serein.

Coaching Mieux-Être au travail

Le travail ne se résume pas aux tâches que nous accomplissons

Lorsque l’on parle de bien-être au travail, on pense souvent aux conditions matérielles :

  • l’environnement de travail ;
  • les horaires ;
  • la charge de travail ;
  • la rémunération ;
  • l’organisation ;
  • les avantages proposés par l’entreprise.

Ces éléments sont évidemment importants.

Mais le travail est aussi un environnement humain.

Nous travaillons avec des personnes qui n’ont pas nécessairement les mêmes attentes, les mêmes priorités, les mêmes habitudes ou les mêmes façons de communiquer que nous.

Et c’est souvent là que les difficultés apparaissent.

Un collègue que l’on trouve désorganisé peut simplement avoir une autre manière de travailler.

Un manager que l’on perçoit comme froid peut avoir une communication très factuelle.

Une personne qui semble distante peut être simplement concentrée sur ses tâches.

Une remarque qui paraît anodine pour celui qui la prononce peut être vécue comme une critique par celui qui la reçoit.

Nous ne réagissons pas uniquement à ce que les autres font. Nous réagissons aussi à ce que nous comprenons de ce qu’ils font.

Nous ne percevons pas tous les situations de la même manière

Deux personnes peuvent être confrontées exactement à la même situation et pourtant la vivre complètement différemment.

Pourquoi ?

Parce que nous ne sommes pas des observateurs neutres.

Notre histoire, nos expériences, nos croyances, nos besoins, nos valeurs et nos habitudes influencent notre manière de regarder le monde.

Prenons une situation simple :

Un responsable demande à un salarié de refaire une tâche qu’il pensait terminée.

Le premier peut penser :

« Il me donne l’occasion d’améliorer mon travail. »

Le second :

« Il n’est jamais satisfait de ce que je fais. »

Le troisième :

« Il ne me fait pas confiance. »

La situation de départ est la même.

Mais les pensées, les émotions et les réactions peuvent être complètement différentes.

C’est pourquoi mieux se comprendre est une première étape pour mieux comprendre les autres.

Les émotions ont aussi leur place au travail

Pendant longtemps, les émotions ont parfois été considérées comme quelque chose qu’il fallait laisser à la porte de l’entreprise.

Pourtant, un salarié ne devient pas une autre personne lorsqu’il entre sur son lieu de travail.

Il peut ressentir :

  • de la frustration ;
  • de la colère ;
  • de la peur ;
  • de la déception ;
  • de la reconnaissance ;
  • de la joie ;
  • de l’injustice ;
  • de la pression ;
  • de la fatigue.

Le problème n’est donc pas d’avoir des émotions.

La question est plutôt :

qu’est-ce que je fais de ce que je ressens ?

Une émotion peut nous informer sur ce qui est important pour nous.

Elle peut signaler un besoin, une limite dépassée, une frustration ou un sentiment d’injustice.

Mais lorsqu’elle entraîne une réaction immédiate, elle peut également compliquer une situation relationnelle.

Prendre quelques instants pour identifier ce que l’on ressent et comprendre ce qui se joue permet parfois d’éviter une réaction que l’on regrettera ensuite.

Quand les faits se mélangent aux interprétations

Les difficultés relationnelles viennent parfois d’un mécanisme très simple :

nous transformons rapidement ce que nous observons en conclusion.

Un collègue ne répond pas à notre message.

Le fait est :

Il n’a pas répondu.

Mais notre cerveau peut rapidement ajouter :

« Il m’ignore. »

Puis :

« Il ne respecte pas mon travail. »

Puis :

« De toute façon, il fait toujours ça. »

En quelques secondes, une absence de réponse devient une intention que nous prêtons à l’autre.

Et notre réaction va alors être basée non plus sur le fait initial, mais sur notre interprétation.

Faire la différence entre ce que nous savons et ce que nous supposons est une compétence relationnelle particulièrement utile.

Mieux communiquer ne signifie pas éviter les désaccords

Une équipe dans laquelle personne n’est jamais en désaccord n’est pas nécessairement une équipe dans laquelle tout va bien.

Les désaccords font partie de la vie professionnelle.

La question est plutôt :

comment les exprime-t-on ?

Dire :

« Tu ne fais jamais attention à ce que je dis. »

n’a pas le même effet que :

« Lorsque mes remarques sont interrompues, j’ai le sentiment de ne pas être entendue. J’aimerais pouvoir terminer mon idée avant que nous échangions. »

Dans le deuxième cas, la personne ne nie pas son désaccord.

Elle l’exprime autrement.

Elle parle de ce qu’elle observe, de ce qu’elle ressent et de ce dont elle a besoin.

C’est notamment l’un des principes sur lesquels s’appuie la Communication Non Violente.

Poser ses limites participe aussi au mieux-être au travail

Le mieux-être ne consiste pas à être agréable avec tout le monde en permanence.

Il implique également de pouvoir dire :

non.

Non à une demande supplémentaire lorsque la charge de travail est déjà trop importante.

Non à une manière de communiquer qui nous met en difficulté.

Non à une situation qui dépasse nos limites.

Exprimer une limite ne signifie pas nécessairement entrer en conflit.

Encore faut-il savoir l’identifier et la formuler clairement.

Et là encore, la connaissance de soi joue un rôle important :

Comment savoir poser une limite si je ne sais pas moi-même ce qui est acceptable ou non pour moi ?

Le mieux-être au travail est aussi une responsabilité collective

Il serait évidemment réducteur de faire reposer le bien-être au travail uniquement sur les salariés.

Les conditions de travail, l’organisation, le management, la charge de travail, les moyens disponibles et la culture de l’entreprise jouent un rôle essentiel.

Un atelier de communication ne peut pas résoudre un problème d’organisation structurelle.

Un accompagnement individuel ne peut pas compenser une surcharge de travail permanente.

Et demander aux salariés de « mieux gérer leur stress » ne doit jamais devenir une manière d’éviter de questionner les causes du stress.

Le mieux-être au travail est une démarche globale.

Mais au sein de cette démarche, les relations humaines occupent une place importante.

Créer des espaces pour mieux se comprendre

Une équipe peut avoir besoin, de temps en temps, de prendre du recul.

Pas nécessairement parce qu’elle traverse une crise.

Mais simplement pour comprendre comment elle fonctionne.

Comment chacun communique-t-il ?

Qu’est-ce qui crée des tensions ?

Comment réagissons-nous lorsqu’une situation devient difficile ?

Savons-nous exprimer nos besoins ?

Savons-nous écouter ceux des autres ?

Sommes-nous capables de faire la différence entre un fait et notre interprétation ?

Pouvons-nous exprimer un désaccord sans attaquer l’autre ?

Ce sont des questions simples.

Mais elles peuvent ouvrir des réflexions importantes.

Mieux-être au travail : commencer par mieux se comprendre

Il n’existe pas de méthode permettant de supprimer toutes les tensions ou tous les désaccords dans une équipe.

Et ce n’est probablement pas souhaitable.

Une équipe est constituée de personnes différentes.

L’enjeu n’est donc pas de supprimer ces différences.

L’enjeu est d’apprendre à mieux les comprendre et à composer avec elles.

  • Mieux se comprendre.
  • Comprendre ce qui déclenche nos réactions.
  • Prendre du recul sur nos interprétations.
  • Identifier nos besoins.
  • Écouter ceux des autres.
  • Apprendre à exprimer les choses autrement.
  • Poser nos limites.
  • Expérimenter.

C’est souvent dans ces petits changements du quotidien que les relations professionnelles peuvent progressivement évoluer.

L'approche Éveil & Résonance auprès des entreprises

C’est dans cette perspective qu’Éveil & Résonance propose des accompagnements auprès des équipes et des collaborateurs.

L’approche repose sur un travail autour de la connaissance de soi, des émotions, des mécanismes relationnels et de la communication.

L’objectif n’est pas de donner des recettes toutes faites.

Il s’agit de créer un espace permettant aux équipes de prendre du recul, comprendre leurs fonctionnements et expérimenter d’autres façons de communiquer et de coopérer.

Ces accompagnements peuvent être construits autour des besoins spécifiques de chaque équipe.

Parce que mieux travailler ensemble commence aussi par mieux se comprendre.

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